13.10.13

Du bouton au mouton ...


Revenons à nos boutons

Quel est votre genre de... bouton?
Non, non, je ne vous parle ni de votre futur mec ni de dermatologie là, mais bien de votre tricot!
Dodu ou minus? Vintage ou ringard? Chic ou bling-bling? Tendance ou sixties? Classique ou naturel? Croyez-le, la guerre est finie, il y en a pour tous les goûts et chacun peut trouver la perle rare... indispensable pour éviter un gros rhume certes, mais surtout pour marquer votre ouvrage d'une touche originale et personnelle.


Les brocantes, marchés aux puces et autres vides-greniers sont des lieux favoris pour trouver un tas de boutons accompagnés de leur âmes! Mais il faudra, sans a priori, scruter, fouiller et trier des boutons de toutes sortes et de toutes valeurs.
Les merceries, fréquentées par nos grand-mères, regorgent également de boutons bien choisis et bien rangés par taille et par couleur: ainsi, si vous savez ce que vous voulez, c'est idéal.
Les boutiques de perles ont souvent aussi un bon nombre de boutons en général très fantaisies.
Quel plaisir de chercher, comme une aiguille dans une botte de foin, LE BOUTON qui trouvera une place de choix, confortable au milieu des mailles!

Considéré comme une finition, il peut cependant éclairer la personnalité de votre création.
Tout est à prendre en compte:

la couleur et la forme: toutes les combinaisons sont possibles, du bouton rond uni à la fleur multicolore, en passant par le bouton boule translucide.
Tout dépendra de l'importance que vous voulez lui donner sur votre ouvrage: contrasté pour être remarqué ou au contraire assorti à la couleur du fil pour souligner un point raffiné.

la matière: la plupart des boutons sont aujourd'hui en plastique, conçus pour résister au lavage en machine et au sèche-linge...
Mais différents matériaux ont été utilisés en fonction des périodes, comme la pierre, l'os et la corne à la préhistoire ou l'émail et le métal à la Renaissance.
Il est toujours possible de trouver des boutons en nacre qui leur donne un aspect chic et un brin vieillot/vintage (rayez la mention inutile). Le bois leur confère un air tradi comme pour le duffle-coat ou plutôt hippie sur un grand gilet tricoté. Les boutons d'or sont maintenant réservés aux manchettes. Et puis, il y a le bouton fait-maison: boule de feutre, pin's recouvert d'étoffe ou sculpté en pâte fimo!

Les funamb.. non les fibulanom... les fibulanomistes... enfin bref les collectionneurs développent des dons surnaturels pour identifier les matériaux dont les boutons sont faits: les observer n'est jamais suffisant. Il faudra renifler leur odeur, les taper contre les dents pour écouter leur son et même parfois les lécher pour découvrir porcelaine, ivoire, composite, caséine, or, argent ou pierre précieuse.

la taille du bouton dépend de la taille de la boutonnière, qui doit évidemment bien retenir votre bouton... mais pas trop!
La boutonnière d'un tricot n'a jamais le bourdon alors il faudra soit anticiper l'espace laissé par vos mailles, soit à l'inverse choisir un bouton de taille appropriée: à vous de voir qui de la boutonnière ou du bouton fera le premier pas!
En tout cas, ce problème mis à part, il est clair qu'un gros gilet pure laine tricoté aux aiguilles n°8 mérite de gros boutons faciles à manipuler. Pour la brassière d'un tout-petit, choisissez de tout-petits boutons aussi, peu gênants mais qui ne pourront se dérober.

le nombre dépend de votre modèle d'ouvrage mais aussi du style de vos boutons!


Astuce de Cannelle :
Mieux vaut éviter de surcharger un cache-cœur de dix énormes boutons de bois: deux suffiront pour mettre en valeur votre modèle! Si vous décidez de fermer votre cardigan de nombreux petits boutons, pensez que bou-to-nner et dé-bou-to-nner peut être un long, sans compter le risque de boutonner samedi avec dimanche (quoique un samedi soir, l'effet déboutonnage lent peut être approprié...)! Par contre, n'hésitez pas à décorer votre bonnet d'une vingtaine de boutons éparpillés et tous différents pour un effet déjanté.

En bref, les pratiques mais tristes zip et scratch n'ont pas encore détrôné le bouton! Oui, car en plus d'être utile le bouton, lui, se change en bijou. Alors, vous trouverez certainement votre idéal, au fond d'un bocal poussiéreux, pour fermer le gilet de votre théière ou décorer un chapeau crocheté.
Et gardez à l'esprit que bien cousu, le bouton est fidèle car s'il s'éclipse, ce n'est que pour un instant passer au travers d'une boutonnière qu'il ne pourra jamais vraiment laisser tomber!

En savoir plus sur le bouton : histoire du bouton.

Rédaction : Cannelle pour Planète Laine - ➨ Lire tous ses articles

4 commentaires:

michelle laramicelle a dit…

coucou,
en général je préfère les boutons en bois mais sur un tricot de couleur je prends la couleur assortie et le plus simple possible
mes tricots étant toujours très travaillés (irlandais ou jacquard) je ne veux pas surcharger avec des boutons trop voyants;
c'est une question d'équilibre^^

Rock my laine a dit…

hello!!
oui le choix est important! tout miser sur le bouton n'est pas forcément une solution! surtout quand on sait tricoter irlandais!

Elisabeth a dit…

Entre le bouton de culotte et le bouton laiton du caban breton, il y a largement de quoi choisir son petit préféré.
Et, pour que tous ces boutons ne dorment pas au fond d'un bocal à confiture, ils seront triées et classés par les enfants qui adorent les boutons, mieux qu'un jouet Fisher Price!

Anonyme a dit…

Voilà un sympathique article sur le bouton qui, en effet, a une grande importance. Il marque la différence. Entre deux gilets, un avec boutons plastiques et le presque même avec petits boutons de nacre, l'acheteuse vigilante fera le bon choix.
Merci de tous ces bons conseils,
BP